C’est ce mĂȘme escalier au pied du chĂąteau de Pignerolle, sur lequel nous Ă©tions une quarantaine Ă poser en ce dimanche 19 mars 2017, qui trois quarts de siĂšcle plus tĂŽt servait pour les photos de groupe des officiers allemands occupant sur le site…
La visite qui a suivi, guidĂ©e par des membres de l’association « MĂ©morial des bunkers de Pignerolle », nous a immergĂ©s dans cet Ă©pisode important mais mĂ©connu de l’histoire angevine.
Pignerolle a en effet Ă©tĂ© de 1942 Ă 1944 le centre de commandement de toute la flotte de sous-marins allemands pour l’Atlantique, sous la responsabilitĂ© de l’Amiral Dönitz qui logeait rĂ©guliĂšrement dans le chĂąteau.  Les ordres, codĂ©s par les fameuses machines Enigma mais finalement dĂ©cryptĂ©s par les anglais, Ă©taient communiquĂ©s par radio depuis le grand blockhaus situĂ© juste derriĂšre l’orangerie.
Le personnel logeait dans des baraquements en bois souvent adossĂ©s aux bunkers. Pignerolle servait Ă©galement de centre de gestion du personnel, de lieu de rĂ©union pour les commandants des U-boote et de lieu de repos pour les sous-mariniers. A ce sujet, il nous a Ă©tĂ© indiquĂ© que l’espĂ©rance de vie de ces derniers Ă©tait infĂ©rieure Ă 2 mois.
Par contre, faute d’archives et malgrĂ© l’appui d’archĂ©ologues Ă©trangers, le rĂŽle exact des 9 petits bunkers du site n’est pas prĂ©cisĂ©ment connu Ă ce jour.
AprĂšs la LibĂ©ration, Pignerolle a servi de citĂ© d’hĂ©bergement d’urgence, et le grand bunker a Ă©tĂ© transformĂ© un temps en abri anti-atomique destinĂ© au GĂ©nĂ©ral de Gaulle – la zone des blockaus Ă©tant restĂ©e domaine militaire.
Un grand merci à nos guides, dont nous avons tous apprécié la motivation pour faire émerger ce passé oublié et pour le transmettre aussi largement que possible: à la fois passionnés et passionnants !
N’hĂ©sitez pas Ă visionner le diaporama joint.
Pour en savoir plus sur l’association et sur l’histoire du site:
http://bunkers.pignerolles.free.fr/association.html
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